FAQ

Les activités de Rétropomme

Achat d’arbres

Achat de rameaux greffons

Achat de porte-greffes

Autres services

Définition des variétés anciennes

Formes et types d’arbres

Plantation, taille et soins

Greffage

Les activités de Rétropomme

Rétropomme entend garantir aux générations futures l’accès à un large éventail de fruits de saison, aux saveurs et aux utilisations variées, appartenant au patrimoine régional.

Elle œuvre également à la sauvegarde des vergers traditionnels pour le maintien du paysage et de la biodiversité s’y rapportant.

Rétropomme est organisée en Fondation et en Association dont il est possible de devenir membre.

Rétropomme est active dans plusieurs domaines pour réaliser ses objectifs:

Inventaire: poursuite du travail de recensement des variétés locales anciennes de Suisse romande

Conservation: sauvegarde du patrimoine fruitier de Suisse romande au sein de vergers conservatoires

Diffusion: mise en vente d'arbres et rameaux greffons de variétés locales anciennes lors de la Bourse aux arbres, Bourse aux greffons et dans le cadre du projet SOS Vergers

Vulgarisation: transmission de savoir-faire liés à l'arboriculture traditionnelle à travers des cours de taille, de greffage et des journées d’information

Sensibilisation: organisation de manifestations pour faire découvrir le patrimoine fruitier de Suisse romande et valoriser la diversité de ses variétés

Rétropomme se spécialise dans la conservation et la mise en circulation des anciennes variétés fruitières de Suisse romande. Pour atteindre ses objectifs, Rétropomme propose :

  • La vente d’arbres de variétés anciennes locales
  • La vente de rameaux greffons de variétés anciennes locales (et porte-greffes adéquats)
  • Des cours de taille et de greffage
  • Des journées d’information autour de l’arboriculture et l’agroécologie
  • Des conseils et prestations pour l'implantation d’un nouveau verger dans le cadre du projet SOS Vergers

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Achat d’arbres

Rétropomme propose des arbres fruitiers de variétés locales anciennes du patrimoine romand sur commande. Ces arbres peuvent être de forme :

  • haute tige (HT)
  • mi-tige (MT)
  • basse tige (BT)
  • palmette (Palm)

Les arbres de variétés locales anciennes sont disponibles fin octobre et doivent être commandés jusqu’au 15 janvier de la même année. Plus d’informations ici.

Rétropomme met également à disposition des arbres fruitiers de variétés classiques telles que la pomme Reine des Reinettes ou la poire Doyenné d’Hiver… Ces derniers sont à commander jusqu’au 15 septembre de l’année en cours pour un retrait en octobre.

La vente des arbres de Rétropomme se concentre sur un seul week-end à la fin du mois d’octobre (Bourse aux arbres).

Les arbres de variétés anciennes locales doivent donc être commandés au plus tard jusqu’au 15 janvier pour livraison lors de cette bourse. En effet, il est nécessaire de disposer d’une saison de végétation pour que l’arbre soit produit en pépinière.

Les arbres de variétés classiques peuvent quant à eux être commandés jusqu’au 15 septembre car ils sont disponibles en quantité suffisante sur le marché pour couvrir toutes les commandes.

Un stock d'arbres de plusieurs dizaines de variétés différentes est également mis en vente le jour de la Bourse pour les personnes qui n'auraient pas effectué de commande et désirent acquérir un arbre sur place.

Plus d'informations sur les commandes sur cette page.

Les critères de sélection pour l’acquisition d’une variété ancienne locale varient selon les préférences et les besoins de chacune et chacun. Une liste des variétés conservées par Rétropomme est disponible ici.

Les critères de choix :

  • La conservation du patrimoine local : région d’origine de la variété
  • Choix sentimental : les variétés de votre enfance
  • Choix en fonction des conditions micro-climatiques du lieu de plantation : altitude, exposition, précipitations
  • Choix en fonction de l’utilisation des fruits : mode de consommation (fruit de table, cuisson, gâteau, jus, cidre ou distillation), période de consommation, durée de conservation

Des indications plus précises sont disponibles sur cette page.

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La forme de l’arbre (haute tige, mi-tige, basse tige) est conditionnée par le type de culture et la place à disposition. Les distances de plantation sont les suivantes :

Les basses tiges et formes palissées s’adaptent bien à une culture intensive sur une surface réduite mais nécessitent un soin et un apport en fumure et en eau supérieur.

Les haute tige et mi-tige sont adaptés à la culture extensive, disposent d’un enracinement plus profond et permettent un usage différencié de l’espace (pature, fauche etc.). Ces abres nécessitent des soins (taille, apport en fumure, arrosage pour jeunes arbres) mais de manière moins intensive.

Depuis 2020, l’apparition de la bactérie Xylella fastidiosa causant des dégâts massifs dans les pays du sud de l’Europe a incité à la mise en place de nouvelles normes sanitaires concernant les plantes. Le matériel végétal (arbres, rameaux greffons, porte-greffes) doit être issu de pépinières et vergers contrôlés afin d’être muni d’un passeport phytosanitaire.

Les variétés conservées par Rétropomme n’échappent pas aux nouvelles règles de multiplication et les rameaux greffons de variétés locales servant à la mise en production de nouveaux arbres doivent provenir d’un verger étalon.

Pour de raisons pratiques et financières, la mise en place de ce verger a nécessité de restreindre la quantité de variétés multipliables. Parmi les quelque 750 variétés conservées par Rétropomme, seules 250 sont actuellement disponibles pour une multiplication en pépinière.

Sur la liste des variétés conservées par Rétropomme (disponible ici), les variétés « étalons », disponibles à la commande sous forme d’arbres, sont indiquées d’un point vert. Pour les autres variétés, une diffusion pour une utilisation non-commerciale du matériel est possible. Pour la diffusion de ces variétés, Rétropomme a mis en place une bourse aux greffons.

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Achat de rameaux greffons

Oui, mais de manière différenciée. Pour être précis, il faut faire la différence entre deux groupes de variétés au sein du patrimoine fruitier romand:

  • Les variétés munies d’un passeport phytosanitaire (au total 250)

Ces dernières peuvent être commandées sous forme d’arbres et de rameaux greffons, en fonction des délais en vigueur.

  • Les variétés dépourvues d’un passeport phytosanitaire (au total 450 variétés)

Selon la législation en vigueur, ces variétés ne peuvent pas être diffusées dans un but commercial et multipliées dans des pépinières professionnelles.

Ce matériel peut cependant être commandé chez Rétropomme pour un usage privé jusqu’au 15 janvier et retiré lors de la Bourse aux greffons (mi-mars). Lors de cette journée, il est possible d’acquérir le matériel (rameaux greffons) mais également apprendre à greffer (cours de greffage) ou faire greffer la variété désirée sur un porte-greffe correspondant (greffe sur table).

Pour garantir la disponibilité du matériel de votre choix, il est indispensable de passer commande à l’avance selon les délais définis :

Rameaux greffons pour greffage en mars (retrait à la Bourse aux greffons) : 15 janvier

Rameaux greffons pour greffage estival (retrait selon convenance): 15 juin (seulement pour variétés munies d’un passeport phytosanitaire)

Plus d’infos pratiques ici.

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Achat de porte-greffes

Afin de faciliter la diffusion auprès des particuliers des variétés anciennes sans passeport phytosanitaire, Rétropomme propose lors de la Bourse aux greffons des porte-greffes afin de réaliser des greffages sur table.  

Rétropomme n’est pas spécialisée dans la vente de porte-greffes mais souhaite faciliter la diffusion des variétés anciennes et propose pour ce faire un choix restreint de porte-greffes proposés lors de la Bourse aux greffons.

Pour garantir la disponibilité de quantités supérieures à 10 porte-greffes, il est impératif de passer commande jusqu’au 15 janvier.

 

Les tarifs pour l’acquisition d’arbres, de rameaux-greffons et de porte-greffes sont résumés ici. Les membres de l’association bénéficient d’une réduction sur le matériel végétal.

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Autres services

Comment participer au projet SOS Vergers ?

Rétropomme soutient la plantation de nouveaux vergers haute tige de plus de 25 arbres dans le cadre du projet SOS Vergers. Les participants au projet reçoivent un soutien technique et des conseils à l’entretien pendant 5 ans, notamment à travers des cours de taille. Pour ce faire, le bénéficiaire doit signer une convention

Toutes les informations sont disponibles ici.

Rétropomme ne propose pas de services d’arboriculture ou de paysagisme pour les particuliers. Veuillez vous adresser à un paysagiste de votre région !

Rétropomme ne propose pas de services d’arboriculture ou de paysagisme pour les particuliers. Veuillez vous adresser à un paysagiste de votre région !

Des cours de taille sont organisés chaque hiver, toutes les informations sont disponibles ici.

Rétropomme fournit des conseils pour l’entretien des vergers uniquement dans le cadre du projet SOS Vergers. Elle propose également des journées d’information autour de l’arboriculture fruitière.

Rétropomme ne peut pas garantir de service de livraison à domicile des arbres commandés, ceux-ci doivent être retirés fin octobre lors de la Bourse aux arbres à Pierre-à-Bot (NE) ou à l’un des points de retrait organisés à Bramois et Genève, la semaine suivant la Bourse.

La détermination des variétés s’avère être un exercice compliqué et l’étude des échantillons de fruit est bien souvent aléatoire. Si vous désirez identifier une variété présente dans votre verger, deux options s’offrent à vous :

  • Amener un échantillon du fruit à la Bourse aux arbres de Rétropomme (dernier week-end d’octobre) et le comparer avec les fruits exposés à cette occasion
  • Demander une analyse génétique de votre arbre en envoyant des jeunes feuilles à Rétropomme qui se chargera de faire analyser l’échantillon. Marche à suivre ici.

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Définition des variétés anciennes

Une variété ancienne est définie par Rétropomme comme une variété fruitière cultivée depuis plusieurs générations dans nos contrées.

Une variété locale est définie par Rétropomme comme une variété fruitière faisant partie du patrimoine d’une région, née dans le terroir ou dont l’origine n’est pas connue.

Une variété locale peut être déterminée selon plusieurs critères. Actuellement, les variétés sont principalement déterminées selon leurs composantes génétiques uniques. Traditionnellement, les variétés locales étaient définies selon leurs critères morphologiques ou leur usage culturel.

Une variété classique est un variété généralement ancienne originaire de Suisse ou d’un autre pays, ayant fait l’objet d’une diffusion importante à une certaine période. Elle fait partie des mémoires collectives (par exemple la pomme Reine des Reinettes, la poire Doyenné d’Hiver ou la prune Mirabelle de Nancy).

Actuellement, un important travail de sélection variétale est réalisé pour obtenir de nouvelles variétés plus aptes à être commercialisées ou cultivées. Les variétés que Rétropomme nomme « commerciales » sont celles qui ont été sélectionnées spécifiquement pour les besoins du marché. Actuellement, ces fruits sont généralement juteux, croquants et sucrés (par exemple pomme Gala, Golden ou Pink Lady).

Les variétés dites « résistantes » sont des variétés ayant été sélectionnées pour leur résistance à certaines maladies, notamment pour les pommes la tavelure (par exemple Topaz, Ariwa ou Resista) ou bien pour le feu bactérien (par exemple la poire Fred, nouvelle variété suisse).

Rétropomme ne fournit en principe pas ces types de variétés mais peut effectuer des commandes exceptionnelles.

La conservation des variétés locales participe à la préservation de la biodiversité et à sa transmission aux générations futures. C’est également une obligation pour la Suisse, signataire de la Convention de Rio en 1996.

La conservation de la diversité génétique est essentielle pour maintenir un large réservoir de souches génétiques à partir desquelles la sélection variétale est possible. Face au réchauffement climatique et à l’apparition de nouvelles maladies, préserver la biodiversité est un gage d’adaptation.

Au-delà des aspects écologiques, la conservation du patrimoine fruitier a une importance culturelle et sentimentale. La diversité variétale d’une région se rapporte à une quantité impressionnante de savoir-faire patrimoniaux qui sont en passe de disparaître. La remise au goût du jour de l’usage des variétés locales suscite un intérêt croissant de la part du public et répond à un réel besoin de créer un lien entre les générations passées et à venir.

Rétropomme décrit les variétés locales comme « rustiques », c’est-à-dire qu’elles ont une tolérance générale aux maladies mais ne sont pas à proprement parler résistantes.

Quelques variétés locales sont d’ailleurs très sensibles à certaines maladies, c’est le cas de la pomme Rose de Berne qui est très sensible à la tavelure.

La rusticité des variétés locales anciennes s’observe facilement au verger conservatoire de Pierre-à-Bot. En effet, avec peu de traitements par année effectués selon les normes biologiques, des fruits de qualité sont produits. Dans les mêmes conditions, la variété de référence Golden (variété sensible) est couverte de tavelure.

Le critère de résistance aux maladies est propre aux variétés ayant été spécialement sélectionnées pour cela, souvent pour une seule maladie (tavelure pour les pommes, par exemple Topaz, Ariwa ou Resista).

Dans un sens plus évocateur, l’attribut de « rusticité » caractérise également les gens qui utilisaient ou utilisent encore ces variétés en acceptant leurs éventuelles imperfections.

Bien souvent, les variétés locales sont issues de la multiplication et la diffusion d’une variété issue d’un semi de hasard, n’ayant pas fait l’objet d’une véritable sélection contrôlée.

Nous pourrions ici parler de sélection « paysanne », c’est-à-dire que les variétés se diffusent au sein d’une région lorsqu’elles suscitent un intérêt et répondent à certains besoins « subjectifs » principalement liés aux sensibilités de « l’inventeur » (couleur attirante, intérêt culinaire, usage traditionnel etc.).

Ainsi, le fait qu’une variété se retrouve répandue dans une région est plutôt liée au hasard qu’à un travail de sélection sur des critères précis. Il n’est donc pas possible de dire si une variété locale est plus adaptée qu’une autre à son terroir, tout au plus il est possible d’affirmer que cette variété « pousse bien » à tel ou tel endroit, sans que cela ait valeur de comparaison.

Cependant, certains critères tels que l’altitude du lieu d’origine peuvent fournir des indices quant à l’adaptation de la variété à des conditions climatiques plus rigoureuses, mais qui ne sont pas à proprement parlé liées au terroir.

Rétropomme définit les variétés locales d’altitude comme des variétés ayant été retrouvées à plus de 800m. Cette donnée donne une bonne indication de l’adaptation de la variété à des conditions plus rigoureuses.

Par ailleurs, une variété ayant été retrouvée en région de plaine peut également très bien s’avérer adaptée aux conditions d’altitude.

Pour établir de façon systématique l’adaptation des variétés locales à l’altitude, il faudrait implanter un verger d’altitude et observer sa production sur au moins une décennie. Avis aux amateurs !

Rétropomme conserve plusieurs centaines de variétés locales établissant un spectre gustatif très large. Les variétés commerciales actuelles sont principalement orientées vers des caractéristiques communes : fruits juteux, croquants et sucrés, à l’équilibre sucre-acide tendant vers le doux avec une bonne aptitude au transport et à la conservation.

Les variétés commerciales sont sélectionnées selon les critères dominants de l’époque, même si des anciennes variétés « classiques » sont encore commercialisées aujourd’hui pour leurs qualités culinaires (par exemple la pomme  Reine des Reinettes, 1770 ou la poire Williams (18e siècle ?) ).

Par ailleurs, certaines variétés locales anciennes étaient clairement destinées à l’affouragement du bétail, ce qui fait d’elles des variétés certes intéressantes mais peu aptes à satisfaire les besoins actuels et notamment le palais humain !

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Formes et types d’arbres

En fonction de sa taille (grandeur et vigueur), les arbres sont catalogués en plusieurs types ou formes.

- Le haute tige : porte-greffe vigoureux, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 1m80

- L’arbre mi-tige : porte-greffe moyennement vigoureux, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 1m20-30

- L’arbre basse tige : porte-greffe faible, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 70-90cm

- La palmette : porte-greffes faible, arbre palissé sur un plan

Plus la vigueur d’un arbre est faible, plus l’arbre a besoin de soins, d’un sol plus riche et de plus d’eau (système racinaire peu important).

Rétropomme peut fournir des arbres des 250 variétés de notre liste disposant d’un passeport phytosanitaire (point  vert), Les formes suivantes sont disponibles :

  • Le haute tige : porte-greffe vigoureux, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 1m80
  • L’arbre mi-tige : porte-greffe moyennement vigoureux, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 1m20-30
  • L’arbre basse tige : porte-greffe faible, arbre de plein champ, premières branches charpentières à 70-90cm
  • La palmette : porte-greffe faible, arbre palissé sur un plan

Pour cela, une commande préalable une année à l’avance est nécessaire.

Plus la vigueur d’un arbre est faible, plus l’arbre a besoin de soins, d’un sol riche et d’un apport en eau (système racinaire peu important).

Un arbre haute tige se caractérise par la vigueur importante de son porte-greffe et l’insertion des premières branches charpentières à 1m80.

Le fruitier haute tige, que Rétropomme tend à privilégier, est l’arbre emblématique du paysage rural et des ceintures arborées ceignant autrefois les villages. Les vergers haute tige permettent de profiter à la fois de l’herbage au sol et d’une récolte abondante de fruits sur une même surface. En 50 ans, plusieurs millions d’arbres haute tige ont été abattus en Suisse, principalement dû à la mécanisation agricole et sous le prétexte de la lutte contre l’alcoolisme.

Le fruitier haute tige pourrait répondre aujourd’hui aux nouveau défis de l’agriculture notamment dans la mise en place de systèmes agroforestiers.

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Plantation, taille et soins

La mise en place d’un arbre fruitier demande un certain savoir-faire (voir document explicatif en annexe), mais également une réflexion sur l’occupation de l’espace des futurs arbres. En fonction du type ou de la forme, des distances de plantation sont à respecter :

Pour plus d'informations dans ce Fascicule plantation-taille

La taille des arbres fruitiers peut paraître a priori simple, elle est en réalité le résultat de nombreuses réflexions. Il faut en effet comprendre comment l’arbre réagit aux coups de sécateur et la taille est une question d’anticipation.

Vous trouverez ci-dessous quelques principes et rudiments de la taille de formation des arbres.

Rétropomme propose des cours de taille chaque hiver.

Pour une bonne référence bibliographique, nous conseillons : Le traité Rustica des arbres fruitiers (Prat et Brochard, 2005)

L’arbre fruitier est un végétal gourmand et préfère de bons sols riches. Dans des conditions difficiles il ne prospère pratiquement pas. Cependant, il est possible d’enrichir les sols afin de permettre à un arbre fruitier de se développer même dans des conditions a priori non adaptées.

Avec le réchauffement climatique, les périodes de sécheresse s’accentuent et portent atteinte aux jeunes arbres. Un arrosage abondant des jeunes arbres est primordial les premières années suivant la plantation. Les arbres adultes nécessitent moins d’apport en eau mais il est important d’assurer un suivi en cas de période sèche.

Il faut aussi être attentif au fait que les arbres peu vigoureux à faible enracinement (basse tige, formes palissées) nécessitent un arrosage plus important.

Pour éviter la concurrence des herbes, diminuer le lessivage des nutriments par la pluie, maintenir l’humidité et apporter de la matière organique, un paillage organique au pied de l’arbre est conseillé (paille, copeaux).

Attention cependant à laisser un espace d’une dizaine de centimètres entre le tronc et le paillis afin d’éviter la pourriture autour du collet. Il est important de noter qu’un paillage peut s’avérer également être une cachette optimale pour les rongeurs.

L’apport d’un paillis fourni au pied de jeunes arbres devrait s’accompagner d’un apport de fumure azotée pour éviter le phénomène de la faim d’azote provoqué par la décomposition de la matière organique et qui peut concurrencer le développement de l’arbre.

Un fauchage régulier autour de l’arbre (fauchage circulaire de 3-4m diamètre pour un haute tige ou en bande de 3m sur la ligne d’arbres) est également un moyen de limiter la concurrence des adventices.

Une protection pour le tronc est nécessaire si du gibier est présent à proximité (chevreuils) ou si du bétail est présent sur la parcelle (moutons, vaches, chevaux).

La protection pour le gros bétail ou le gros gibier peut engendrer un investissement bien supérieur à  l’achat de l’arbre.

En fonction de la forme, l’éclaircissage sera plus ou moins important lors des premières années après la plantation.

Pour les haute tige et en fonction de la croissance de l’arbre, il est conseillé de supprimer les fruits lors des 5 premières années de croissance de l’arbre afin de favoriser la végétation plutôt que la production de fruits.

Pour les arbres adultes, un éclaircissage des fruits permet de calibrer les fruits et d’éviter une production abondante de fruits de petite taille. Cette attention particulière pour l’éclaircissage est principalement appliquée aux fruits à pépin et aux formes basses notamment pour la production fruitière intensive.

Une suppression d’une partie des fleurs permet par ailleurs de réguler la production et de réduire le phénomène d’alternance (année à forte production/année à faible production).

En fonction du type de culture et de la forme, l’arbre fruitier peut produire après :

  • Basse tige : 1-2 ans
  • Mi-tige 2-3 ans
  • Haute tige 4-6 ans

La capacité de l’arbre à porter des fruits dépend de son développement. Si l’arbre se développe peu, la charge en fruit peut porter atteinte à son développement à long terme. L’arbre risque alors de devenir ce que l’on appelle un « jeune vieux », sénescent avant l’âge.

Même pour les variétés résistantes, un suivi des arbres est important, en tout cas dans sa période de développement. En effet, une variété résistante à une maladie cryptogamique restera par exemple sensible aux pucerons, attirés par les jeunes rameaux riches en sève que le jeune arbre développe.

Les impacts d’une maladie ou d’un ravageur sont particulièrement problématiques lorsque l’arbre est jeune, car ses effets se feront ressentir sur la structure de l’arbre pour le reste de sa vie.

La tendance actuelle de l’arboriculture biologique est de favoriser la biodiversité au sein des vergers afin de diminuer la charge des maladies et ravageurs en misant sur l’équilibre naturel. Il s’agit d’une vision à long terme nécessitant du temps et des compétences. Nous conseillons la ressource suivante à ce sujet : Coccinelles, primevères, mésanges… La nature au service du jardin (Denis Pépin et Georges Chauvin, 2008).

Les traitements phytosanitaires biologiques demandent quant à eux un suivi régulier.

Pour plus d’information concernant les produits de traitement biologiques, consulter le site internet d’Andermatt Biocontrol ou contacter votre service phytosanitaire cantonal si vous êtes professionnel de la branche.

Rétropomme propose des services et conseils en la matière dans le cadre du projet SOS Vergers. En outre, une journée d’information sur les traitements écologiques est organisée une fois par année en mai. Informations ici.

Si la pousse se fait sans déformation, l’arbre se développe bien et il n’est pas nécessaire d’intervenir. Si la pousse est freinée ou déformée et que l’arbre ne se développe pas de manière correct, il y a présence de maladie ou de ravageurs et cela nécessite une intervention phytosanitaire. Quelques symptômes :

  • Feuillage déformé : pucerons
  • Feuillage enfariné : oïdium
  • Points oranges sur le feuillage : rouille grillagée

Rétropomme propose des informations et conseils en la matière dans le cadre du projet SOS Vergers. En outre, une journée d’information sur les traitements écologiques est organisée une fois par année en mai. Informations ici.

Pour en savoir plus sur les maladies et ravageurs des arbres fruitiers, nous conseillons l’ouvrage suivant : Pucerons, mildiou, limaces… prévenir, identifier, soigner bio (Jean-Paul Thorez, 2008)

Pour en savoir plus sur les maladies et ravageurs des arbres fruitiers, nous conseillons l’ouvrage suivant : Pucerons, mildiou, limaces… prévenir, identifier, soigner bio (Jean-Paul Thorez, 2008)

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Greffage

Les périodes les plus propices aux greffages sont le début du printemps (mars-avril) et l’été (juillet août).

Rétropomme organise chaque mois de mars une Bourse aux greffons et journée autour de la greffe lors de laquelle il est possible de suivre un cours de greffage et s’initier aux différents types de greffage. Informations ici.

Les différents porte-greffes déterminent la vigueur de l’arbre. Le tableau ci-dessous résume les porte-greffes existants pour chaque espèce.

Rétropomme peut fournir lors de sa Bourse aux greffons en mars les porte-greffes indiqués en rouge dans le tableau.

Pour les autres types de porte-greffes, l’approvisionnement sur le marché est destiné aux professionnels.

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